L’Essor du Digital Épisode 3 – Online Reviews ou "Vidéo Killed The Radio Star 2, le Retour"

Nicolas Odet, Directeur Général, Hardis Group

 
Tels des Georges Lucas à la française, en beaucoup moins galactiques convenons-en, nous avions laissé notre série « L’Essor du Digital » à l’épisode 2. Je vous invite à ce propos, à relire les deux précédents posts (ça me rapporte des pages vues et l’estime de notre community manager) ; mais soyez rassurés, ce patchwork de tribunes tient plus de la série réaliste que du feuilleton à suspens. Force est en effet de constater que le présent dans lequel nous sommes projetés amène presque quotidiennement son lot d’événements avec des débuts d’aventures, et des fins d’histoires. À l’heure où les librairies Chapitre baissent pavillon, Chapitre.com se porte bien… Quand l’explosion du e-commerce révolutionne le transport, drainant son lot de nouvelles opportunités business, Mory Ducros, transporteur français « historique », est liquidé.

Sur ce passage d’un modèle de livraison des entrepôts vers les magasins, à un modèle B to C avec livraison chez les particuliers, je vous renvoie à un épisode du podcast Global Supply Chain intitulé « e-commerce in China ». Vous y découvrirez comment les chinois ont organisé le maillage du territoire pour assurer ces livraisons à domicile. Il y sera question de bicyclettes et de bonnes vieilles mobylettes… Welcome in a Digital World (en français, « le Digital c’est Super, surtout à vélo »).

Revenons donc à nos e-moutons !


Rappelons-nous le temps pas si lointain, où pour se renseigner sur un produit avant de l’acheter, les sources privilégiées d’information étaient celles fournies par le fabricant… ou les conseillés vendeurs rencontrés dans un magasin, qui se basaient d’ailleurs souvent sur les mêmes données techniques… C’était il y a à peine quelques années, à l’époque où quelques bouches arrivaient jusqu’à vos oreilles. C’était avant la révolution qui fait que désormais des milliards de doigts arrivent jusqu’à des milliards d’yeux. Non, ne pleurez pas, pas questions ici de se mettre le doigt dans l’œil mais bien d’un « mega » bouche à oreilles Digital.

La démocratisation des revues online et autres avis online est une réalité avec laquelle l’ensemble des entreprises vont devoir composer. Une étude commandée récemment par Google a d’ailleurs montré que les consommateurs consultent en moyenne 10,4 sources d’informations avant d’acheter…
Comment intégrer ces éléments nouveaux dans la stratégie marketing des sociétés ? Comment structurer un véritable Influence Mix en complément du plus établi Marketing Mix ?
Il convient tout d’abord de préciser que tous les produits et services ne sont pas égaux en sensibilité à l’impact potentiel, positif ou négatif, de la e-réputation. Ainsi, les marques bien établies, dans le luxe notamment, bénéficient d’une relative imperméabilité tout comme les biens de consommations courantes, les détergeants par exemple. Les entreprises concernées pourront donc continuer pour les premières à renforcer l’image haut de gamme de leurs produits à travers par exemple du sponsoring high level tandis que les secondes vont poursuivre leurs investissements sur les canaux publicitaires traditionnels.

S’il est donc rare de trouver des sites présentant des tests comparatifs de liquides vaisselles en fonction de 653 critères parmi lesquels la taille et la brillance des bulles, la facilité de digestion par un bébé ou encore l’efficacité pour la pratique du ventriglisse, les produits techniques ou technologiques sont bien davantage exposés. Amusez-vous par exemple à rechercher des avis sur le camescope pour lequel vous avez envie de craquer. Recherchez les tests des chaussures de running qui vous permettront de vous prendre le mur des 30 km au 31 km et de fait de n’avoir l’impression de mourir tous les mètres que pendant les 11 195 derniers mètres… Essayez les Adistar Boost et leur renvoi d’énergie incomparable ! Vous voyez bien que c’est viral !


La qualité, le design, le côté user friendly ou innovant de ces produits high-tech seront bien entendu autant d’atouts pour conserver cette e-réputation sous contrôle.
Pour autant, les fabricants auront donc tout intérêt à placer leurs publicités et bannières sur les sites concernés qui sont par ailleurs souvent ceux de distributeurs ou étroitement liés à des webshops.

En parallèle, il leur devient indispensable de se doter des moyens de nature à identifier les bad buzz sur la toile ou les réseaux sociaux et aussi et surtout de les traiter. Des solutions performantes existent sur le marché et Salesforce a par exemple bâti une suite logicielle à grand renfort de croissance externe pour devenir un acteur majeur dans ce domaine.

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