"School for Business" : quand l’école se met au service des entreprises pour inventer les métiers de demain

Par Yvan Coutaz, Directeur Général Adjoint, Hardis Group

A l’heure où les étudiants passent le bac et se posent des questions sur leur avenir, les nouveaux métiers du numérique leur tendent les bras. Encore faut-il identifier les bonnes filières qui répondent réellement aux besoins des entreprises.

Digitalisation des services, Big Data, Social Business (…), nous vivons une véritable transformation dans tous les secteurs de l’économie avec des ruptures de business model qui touchent certains secteurs de manière brutale. Même si les technologies et les nouveaux usages sont souvent à l’origine de ces changements, on perçoit bien que ce sont avant tout une nouvelle manière de concevoir et développer les services, de coopérer entre les acteurs économiques qui sont en jeu. Pour réussir ces transformations, de nouvelles approches stratégiques, managériales sont nécessaires ainsi que de nouvelles compétences. Nous voyons très concrètement émerger de nouveaux métiers : chief digital officer, data scientist, chief data officer, ingénieur de service (…)

Face à la pénurie de compétences sur le marché de l’IT, ou plus précisément au problème d’adéquation entre l’offre et la demande, certains sont tentés de créer leurs propres écoles, parfois sur mesure. Les initiatives de Xavier Niel avec la création de l’Ecole 42 ou encore celle plus récemment de Laurent de la Clergerie, Président fondateur de LDLC.com, le spécialiste de la distribution en ligne de matériel informatique et multimédia, qui a annoncé la création de l’Ecole à Lyon pour former des bac+5 aux métiers du numérique, démontrent une volonté des entrepreneurs de faire bouger les lignes.

Pour l’heure, nous avons choisi chez Hardis Group d’autres initiatives pour soutenir des écoles dynamiques qui se mettent véritablement au service des entreprises. A l’heure où l’on parle beaucoup d’intelligence dans les données avec le big data et le smart data, je tiens à souligner la démarche particulièrement « smart » des écoles de commerce Grenoble Ecole de Management et d’ingénieur Ensimag (Ecole nationale supérieure d’informatique et de mathématiques appliquées de Grenoble) qui se sont regroupées pour créer un Mastère Spécialisé Big Data en formation initiale et continue. Plutôt que de réaliser un programme purement « académique » en sentant le filon à exploiter, ces deux écoles ont interrogé différents acteurs de la vie économique pour connaître les besoins des entreprises quant aux nouveaux métiers et nouvelles compétences en lien avec le big data. Parmi les entreprises interrogées : des grands groupes industriels comme Michelin et Schneider Electric, le Cigref, des acteurs de l’IT comme IBM, HP ou Oracle, mais également des acteurs plus spécialisés… comme Hardis Group. A la clé, le mastère spécialisé « Big Data : analyse, management et valorisation responsable”. Cette formation qui débutera dès la rentrée prochaine vient d’être accréditée par la Conférence des grandes écoles.

 

Saluons cette démarche qui part bien des attentes du marché et qui permet de couvrir un sujet qui rejoint le métier et les technologies avec un programme commun et des savoir-faire très variés allant des sciences de la gestion et de l’ingénieur, en passant par des cours sur l’éthique, le management responsable ou encore la création de valeur et de services à partir des données dans une démarche « data driven ».

Félicitons-nous aussi quand les écoles de l’enseignement supérieur tiennent les promesses de l’innovation et de « School for Business » pour une Business School comme Grenoble Ecole de Management.

La démarche intéresse puisque notre ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, venait débattre ce vendredi 13 juin 2014 dans les locaux de Grenoble Ecole de Management avec les équipes de l’Ensimag  et les principaux partenaires du cursus, au 1er rang desquels Hardis Group. Un des enseignements est que le big data en soi n’est rien et ne produit pas de valeur intrinsèque. Ce qui compte avant tout, c’est ce que nous en ferons pour créer de la valeur pour les métiers, pour les clients, sur des domaines aussi variés que l’énergie, la santé ou encore la logistique et le marketing. A écouter Geneviève Fioraso parler avec passion et pertinence de ces sujets, on sent bien que le dynamisme est là et cette énergie motive pour réveiller et concrétiser les initiatives.

Quand ces initiatives sont en plus portées haut et fort au niveau de la région Rhône-Alpes, de l’Isère et en particulier par Grenoble, terre d’innovation, nous ne pouvons qu’applaudir.

L’enjeu est bien d’exploiter les pépites et le dynamisme des acteurs français et régionaux en s’appuyant également sur des initiatives comme French Tech et l’appui des Clusters régionaux. La réussite et la concrétisation des initiatives passera par le fait de fédérer autour de sujets nouveaux l’ensemble des acteurs de l’écosystème (écoles, entreprises, organismes de recherche, collectivités…) qui apporteront de la richesse et une véritable valeur ajoutée.

Il est fort probable que les étudiants qui sortiront de ces promotions bénéficient d’un terrain de jeu exceptionnel pour apprendre, avec in fine des emplois à la clé.

Nous inventons donc, en équipe, les métiers et les services de demain. Si nous pouvons à notre échelle « éclairer le futur » sur ces sujets nouveaux, c’est à la fois passionnant et gratifiant !

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