De l’utilisation des lunettes connectées pour l’optimisation du picking dans les entrepôts CELIO*

Article rédigé par Nicolas Chapu, Digital Solution Manager, HARDIS GROUP

Si vous avez vécu dans les années 80 (comprendre 1980 pour les plus jeunes), vous reconnaissez certainement ce héros de série TV. Et si comme moi, vous travaillez aujourd’hui dans le monde du digital (après avoir eu une coupe de cheveux similaire dans ces mêmes années 80), vous vous dites que Michaël Knight et K2000 étaient des pionniers des objets connectés. Pensiez-vous qu’un jour il serait possible d’interagir avec un objet ? Qu’une voiture pourrait se déplacer toute seule ? Et bien à l’instar du retour du jean slim et du blouson en cuir, les objets connectés font aujourd’hui irruption dans notre paysage digital. Alors non, nous n’allons pas parler de la Google Car mais d’un objet connecté réel et avec lequel Hardis Group a réalisé un prototype : l’utilisation de lunettes connectées pour l’optimisation du picking dans les entrepôts Célio.

Le cas d’usage

Célio dispose de deux entrepôts en France tous deux équipés avec la solution logicielle Reflex éditée par Hardis Group. En pleine réflexion sur la plus-value de l’utilisation de lunettes connectées, Célio sollicite Hardis Group sur un cas d’usage permettant d’amener cet objet connecté dans l’entrepôt.

Lors d’une visite de l’entrepôt d’Amblainville (32 000 m2, préparation des commandes des magasins du secteur nord de la France, de la Belgique, du Luxembourg et d’une partie des franchisés à l’international), nous constatons que les opérateurs ne pouvaient pas facilement porter des cartons ou des suspendus. Pour quelle raison ? Parce qu’une des mains de l’opérateur est prise par l’utilisation du PDA/scanner permettant de flasher les produits. L’idée était née : utiliser les lunettes connectées pour libérer les deux mains de l’opérateur.

Et je vois quoi avec des lunettes connectées ?

Les informations sont projetées sur les verres et viennent se superposer à votre champ visuel, un peu comme le système des afficheurs tête haute des voitures.

Notre choix s’est naturellement porté sur les Google Glass, car le lien avec la Google Car et la possible résurrection de K2000 nous paraissaient intéressants. Néanmoins, les Google Glass n’étant pas disponibles en France et très chères, nous avons opté pour les Epson Moverio qui ont l’avantage de proposer un affichage binoculaire (monoculaire pour les Google Glass). Elles embarquent un système Android et de nombreux capteurs permettant d’interagir avec son environnement (caméra, GPS, gyroscope, boussole, accéléromètre).

Le mariage entre Reflex et les lunettes connectées
L’objectif est bien évidemment de rendre ce cas d’usage aussi concret que possible et donc de nous placer dans les conditions réelles d’utilisation. Nos lunettes doivent donc s’interfacer avec Reflex, qui contient l’ensemble des informations  sur les commandes à préparer. Voici le synoptique de notre  prototype :
  1. Préparation de commandes pour 4 magasins en parallèle : l’opérateur a un chariot avec 4 cartons, chacun étant destiné à un magasin différent.
  2. Récupération de l’article en 3 étapes de scan
  3. Connexion à Reflex et récupération d’une mission qui vient s’afficher sur l’écran des lunettes.
  4. Emplacement, colis, article. Les lunettes possèdent un scanner intégré, il suffit juste d’orienter son œil sur le code barre pour le scanner. Une fois l’article scanné, l’image s’affiche sur les lunettes afin de d’assurer que le bon article a été récupéré.
  5. Lancement de la technique de la réalité augmentée 3D permettant à l’opérateur de visualiser sur ces lunettes le carton dans lequel poser l’article. Une flèche verte l’oriente vers le bon carton, les autres étant identifiés avec une croix rouge.
Et ça marche ?

Notre prototype fonctionne, il a été salué par Célio comme étant une innovation très intéressante et surtout utile pour optimiser le picking dans les entrepôts.

Cela reste néanmoins un prototype et il reste des améliorations (en majeure partie liée aux lunettes) à apporter pour en faire un modèle industrialisé : qualité de la caméra rendant le scan difficile, autonomie trop faible, poids et confort.

Autant de problématiques qui seront vite levées compte-tenu de la rapidité des progrès technologiques  et qui permettront aux lunettes connectées de créer les usages digitaux de demain.

Les projets Hardis Group & Célio*

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